Isadora’s Weblog

février 28, 2009

Jules et Jim

Classé dans : Non classé, journal intime — by isadora38 @ 9:32

Je reprends aujourd’hui un texte dont j’avais écrit le brouillon en juin 2008. A l’époque, il m’avait paru inconcru de décrire la situation inédite que je vivais. Je vous la retranscris ci-dessous.

“Je ne peux pas dire qu’il y ait un homme dans ma vie, que je forme un couple avec un homme encore moins; aucun des rares qui se sont proposés pour ce rôle là précisément ne m’ont plu jusqu’à présent.

On dit qu’on attire à nous ce qui arrive.

Cette année, j’ai rencontré quelqu’un de nouveau et j’ai retrouvé un homme que j’avais fréquenté à peine trois mois avant de se quitter. Il y aurait tellement à dire mais la pudeur, une sorte de respect me dictent de me taire.

Le premier est charmant, il est un amant merveilleux mais sait se faire rare.

Le deuxième mais qui est en réalité premier, sous son air calme et sage, cache bien des choses…

le corps de l’un est aussi tiède que celui de l’autre brûlant.

J’aime l’un et l’autre tellement différemment.

Cet état des choses est nouveau et surprenant pour moi.

L’un et l’autre rendent possibles des choses q’ils ignorent. chacun me protégeant de l’autre par exemple, ou de mes propres excès…

cela remet en cause qui je suis, cette femme sage et droite et fidèle, le suis-je encore? suis le jouet des circonstances ou à une croisée de chemin que j’ai toujours désiré?”

J’ai tenu quelques mois à naviguer entre ces deux hommes hors du commun. A un moment, j’ai cessé d’aimer embrasser le premier – le plus brûlant a gagné. L’autre s’est éloigné, insensiblement, a rencontré une autre femme, plus éligible que moi mais qui semble loin de le satisfaire tant au plan physique qu’intellectuel.

Ce sont là deux hommes-chats, aussi indépendants qu’attachants, tendres et d’une grande sensualité.

Tous deux des intellectuels, des hommes d’esprit; cinéphiles, cultivés; capables d’abattre une masse de travail considérable; humanistes mais de manière quasi-opposée l’un à l’autre (un gauchiste, l’autre non). J’ai eu de la chance de les avoir croisé et d’avoir su les charmer.

Je ne sais pas si, s’étant rencontrés ils auraient pu devenir amis comme Jules et Jim; ça l’histoire ne le dira pas; pas plus que je n’irai me tuer en voiture avec l’un d’eux!

janvier 13, 2008

Mauvais coup

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 10:24
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l’expression est arrivée là en ce début d’après midi

le “légionaire” avait parlé à ce copain, et entre autres choses avait dit que j’étais un “mauvais coup”, une nana avec qui un mec se fait chier au lit.

alors oui l’homme était en colère de ne pas m’avoir rencontrée, mais son cerveau peu évolué ne lui laissait pas à mon avis la capacité de faire un calcul pour me faire du mal, c’était sans doute vrai, et pire que cela, cela explique qu’aucun des hommes avec qui j’ai pu coucher depuis mon divorce n’ai eu envie de rester, ne serait-ce en tant que simple amant, et quand bien même je pouvais susciter leur désir (ou en termes crus je suis suffisamment bandante). Cela éclaircit bien des choses. Que le dernier en date qui ait compté pour moi se soit aussi prestement ménagé une porte de sortie tout en poursuivant ses recherches sur internet d’un possible “meilleur coup”. Tout en me traitant le plus hypocritement du monde de “belle personne” et me souhaitant tout le bonheur que je mérite (ou pas…) du moment que ce n’est pas avec lui…

Faire l’amour m’est difficile en dépit des apparences, car je n’ai pas de pratique, ma pratique plait trop peu à ces messieurs pour les inciter à avoir le courage de poursuivre avec moi, sinon en intermède, attendant d’avoir mieux.

Après tout je les comprends, j’ai une ou deux fois croisé des mauvais coup, des hommes qui me semblaient particulièrement mal à l’aise avec le sexe, absents, et j’ai fui. Suis-je absente quand je baise? trouverai-je seulement une personne capable de me dire la vérité?

Je me sens dévastée; c’est comme si tout d’un coup on m’avait tendu un miroir et dit, tu vois, cette face là tu ne la connais pas, mais c’est comme ça que les autres te voient quand tu couches avec eux, et cette face n’est pas belle ou attrayante, elle est même repoussante.

J’ai l’impression de descendre aux enfers une fois de plus; comme si je ne l’avais pas assez fait – pourtant tout va bien, mon corps fonctionne, mes enfants se portent bien et la chaudière chauffe la maison.

Au fond peu importe la vérité; on m’a déjà dit que j’embrassais bien, mais jamais que je faisais bien l’amour – mais avec une pratique aussi faible, puis-je avoir la moindre ambition dans le domaine? Plus j’avance moins les hommes qui me sont accessibles sont attirants.

Les anti-dépresseurs flinguent la libido, tout désir sexuel, et me permettraient peut-être de regarder sous un autre angle ces quincas qui me dévorent des yeux, dès lors que je ne serais plus en bute à mes propres frustrations?

début d’année

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 9:52
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Ce début d’année fut marqué par une période de grosse déprime; et merde une nouvelle année qui recommence, sur la même base que la précédente ou pas bien loin, pas d’amélioration de configuration en apparence.

Comme souvent quand je suis en bas, je vais trouver les services de gens qui peuvent m’aider à ouvrir mes écoutilles, à me redonner quelque espoir d’un bonheur et épanouissement que je ne sais pas vivre. J’ai été voir successivement le tarologue de l’an dernier et une kinésiologue. Je ne sais si ça me fait du bien mais ça me donne l’illusion de ne pas rester les bras croisés. Le tarologue a fait mine de me secouer, en tous cas de me dire que je devais bouger – mais je ne sais pas bouger, je ne sais pas quoi faire, que faire où aller.

La kinésiologue peut éventuellement m’apporter un support, mais aujourd’hui l’effet n’est pas bien fort. Je n’arrive simplement pas à sortir ce qui est en moi pour le faire exister dans la vraie vie. Je ne sais pas si c’est une chose que je ferai un jour. Souvent je pense que non. Que dans cette vie je ne peux que soit me terrer dans mon coin en attendant un sauveur, soit prendre des coups. J’ai l’impression que chaque fois que je me lève je vais prendre des coups; on va dire mais regardez elle est vraiment nulle. Et qu’ils aient raison. Pourquoi est-ce que ça devrait me faire aussi mal?

Je me dis ça maintenant – fonce de toute façon cette vie est là pour que tu apprennes quitte à prendre des coups, avec un peu de chance tu t’amélioreras ensuite.

J’observais hier mon collègue; comme il est gauche finalement; je pensais que lui était à 90% de ses possbilités et moi à 30%. Je sais c’est facile… quand on a l’air tellement moins bien, et qu’on apporte si peu. Dire qu’il va probablement devenir mon chef. Cela ne me plait pas; plus jeune, moins diplomé, et pour tout dire, un type très professionnel dans ce qu’il fait mais sans envergure et aucune qualité managiériale. Je n’ai pas envie d’être dirigée par lui car il ne me reconnait pas, ne m’estime pas, ne me voit pas, enfin c’est l’impression du moment, il ne tient qu’à moi de tenter de la faire évoluer.

Bref cette année s’annonce comme avançant “en crabe”…

janvier 9, 2008

vacances

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 10:00

j’avais rédigé, hâtivement, le 20 décembre 2007, juste avant mon départ, les lignes suivantes:

ce soir je suis en congé
j’éprouve ce sentiment de vide si particulier lorsque les enfants partent en vacances.

demain je prends le train, je pars en montagne; c’est quelque chose d’inattendu; ce matin encore je traquais sur internet quelque opportunité peu onéreuse; et de fil en aiguille je me suis trouvée sur le site d’une maison d’hôte en Haute Savoie.J’ai téléphoné au néuméro, et je suis tombée sur une femme dont la voix trahissait une certaine maturité, elle avait eu un désistement, je n’ai pas hésité, j’ai réservé et ensuite ai pris mon billet de train. Mes bagages sont en cours de préparation.

j’avais écrit le matin même à une amie que je souhaitait quelque chose de cosy, cossu calme et en pleine nature et que j’avais l’impression que le meilleur rapport-qualité-prix c’était chez moi.

je crois que c toujours vrai; ces vacances vont me coûter trop cher par rapport à ce que je peux mettre de coté chaque mois; mais je suis contente de partir, de ne pas avoir à affronter la solitude à Paris, un nième week-end seule même si j’aurais peut-être pu rencontrer un internaute.

hier un collègue-stagiaire a fait son pot de départ dans un endroit chic un peu trendu nommé le Bound; nous n’étions pas en grand nombre, mais j’ai passé un excellent moment en compagnie de ces collègues. Puis quand même – je vais faire ma midinette – ils sont tous en couple; j’étais la seule célib. et presque la plus âgée après mon chef, qui a quelques années de plus que moi, mais une spontanéité de jeune homme.

Mon chef part, il est chassé par le patron du département; pourtant il est un commercial hors pair, il est très doué pour nouer des liens chaleureux avec beaucoup de personnes différentes; c’est en partie grâce à cette faculté, associé à un travail acharné, une volonté à remuer ciel et terre pour remporter une opération, qu’il a réussi à positionner la société – pas forcément sur les deals phares – mais sur des deals autrement plus intéressants par leur rentabilité et leur singularité. Quand il m’a annoncé sont départ, je me suis retenue de pleurer, mais j’en avais envie; 3 ans de collaboration, ce n’est pas rien.

Lors de son pot de départ, il faudra que je surmonte ma timidité pour faire un discours, parce qu’il mérite plus que ça.

C’est un homme qui après 25 ans de mariage est toujours aimé de sa femme. si ce n’est pas quelque chose! parfois je me dis qu’il pourrait être libertin – les plus tolérants et moins belliqeux sont souvent ls plus libres sexuellement.

Au fond pendant ces années, nous avons formé un couple professionnel; il sait beaucoup de choses sur moi même si je me tais; il m’avait dit il y a un peu plus d’un an “tu es amoureuse” – il s’est tu par la suite.

voilà – j’arrête pour ce soir.

décembre 5, 2007

Dérisoire

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 10:50
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Aujourd’hui, j’ai songé à quel point mes amours et aventures ont été dérisoires; que reste-t-il lorsque les moments, les bons et les moins bons sont passés?

D’une aventure dimanche il ne me reste… rien qu’un souvenir fugace.

Heureusement que j’ai eu des enfants.

J’étais surprise ce matin en voyant mon fils sortir de son collège-lycée; il avait changé, quelque chose du petit garçon en lui avait disparu, ses traits se s’étaient affermis, j’en étais contente. Il est fier de sa jeune soeurette; il racontait comment un copain, voyant un groupe de filles plus jeunes dit “ah mais il y en a une qui est belle”, désignant sa soeur – non qu’elle corresponde en tous points aux canons de l’époque, mais, oui, elle dégage quelque chose, elle a l’air si calme, impérieuse et douce, impénétrable, un peu comme son père, sous ses traits lisses, ses cheveux blond et son regard clair.

Ce soir, comme d’habitude, ma petite E. avait du mal à s’endormir. Plus si petite, mais si frêle, au visage délicat et fin, et si tigresse en famille! le soir son esprit s’agite; elle me racontait ses histoires compliquées avec ses copines; et ce camarade, fils d’agent immobilier du coin, qui veut diriger et gronder tout le monde. Je me transforme alors en professeur de yoga et lui fait faire une séance de relaxation, je commence par son visage, je lui dis de laisser sa tête reposer sur son oreiller, de détendre les muscles de son front, de ses yeux, de ses mâchoires, de les laisser se reposer, je continue avec la nuque, le cou, les pieds, les mollets, cuisses, dos, bras, et je finis en lui disant qu’elle est dans un endroit qu’elle aime avec tous ceux qu’elle aime, et en général ses yeux sont clos et elle est endormie. Quand elle était toute petite je lui disais tous les jours qu’elle était la plus merveilleuse des bébés filles. Aujourd’hui elle me disait que seuls les adultes étaient gentils avec elle. Son grand frère la rudoie malgré les interdictions, et sa grande soeur est sans cesse occupée et pressée, et moi, je travaille.

Ce soir, E. a volé un cahier que sa grande soeur employait pour écrire et faire des dessins; elle a rageusement biffé le nom de sa soeur et écrit le sien à la place . Je lui ai dit que ce cahier devait retourner chez sa soeur; elle voulait un cahier – oui c’est d’accord – mais, me répond-elle, je ne sais pas écrire, et je ne peux demander ni à mon frère ni à ma soeur de m’aider (ils sont occupés et pas tendres… en “bons” frères et soeurs face à une petite soeur qui sait diablement bien occuper l’espace familial…). Au fond j’ignore ce qu’elle peut vouloir écrire.

De nouveaux schémas se trament ici sous mon toit et moi je ne vois rien.

novembre 25, 2007

du Tao à l’Ecclésiaste

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 11:33
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Eté 2006; je passe mon habituel mois d’août sans mes enfants à Paris. Aucun amour d’été ne se profile à l’horizon, tout au plus deux aventures dont l’une sans intérêt. Je vais assez mal.

Je me rends régulièrement dans une librairie ésotérique et spirituelle près de mon lieu de travail. Je fouine sans trop savoir ce que je cherche. J’élimine souvent des livres qui ne me semble que supercherie. Je m’intéresse pas mal aux livres traitant de la sexualité; peut-être d’autant plus que je fais rarement l’amour depuis l’été 2000(depuis 2003 une petite dizaine de fois par an en moyenne? avec plus sur une période de 9 moi en 2005) , ie depuis que je ne suis plus avec le père de mes enfants – je ne devrait jamais le dire ou l’écrire, toute forme de misère (affective et sexuelle dans ce cas) joue toujours comme un repoussoir. Une jeune iranienne (rencontrée via mon ami manouche, car elle avait essayé de séduire un ami à lui qui était fort beau, mais il s’était trouvé que c’état moi qui lui plaisait et non elle) m’avait expliqué qu’il faut toujours dire qu’on est super entourée, qu’on a pleins d’amis, même quand ce n’est pas vrai; elle a raison; je suis un bébé naïf.

Et un jour je tombe sur le livre de Mantak Chia “Sexualité Féminine – le Tao de l’amour retrouvé”. Je suis séduite, fascinée. J’ai le désir d’essayer, de mettre en pratique, d’explorer. Evidemment je commence par le commencement qi est expliqué dans le livre : la mise en place de l’orbite micro-cosmique. Il n’y a rien de sexuel là-dedans. Il s’agit d’une forme de méditation. Je me mets à faire un peu de méditation tous les matins. J’achète d’autres livres sur la méditation taoiste : Méditations du Tao (presses du Chatelet) et Le Silence du Dragon – Santé, énergie et méditation selon le Tao (Gerard Edde).

J’essaie de mettre en pratique; car je comprends assez vite, que l’essentiel tient non pas dans la lecture et l’assimilation de livres mais dans la seule pratique du “s’assoir en paix”, du “non-agir” etc…

Mais le seul exercice de la méditation en solo ne suffit pas à m’aider à trouver la paix en moi. Une belle rencontre me chamboule un peu, et quand je rompt, jugeant la situation impossible et insupportable, je suis sens-dessus-dessous comme jamais depuis la séparation d’avec le père de mes enfants. C’est à ce moment que sur une impulsion, je décide de me mettre au yoga. ça commence par un contact avec une personne exerçant au centrede lîle Saint-Louis (http://www.espace-saint-louis.com).

Je me mets au Yoga et au Qi Gong. Je commence à aller mieux. Je découvre à quel point esprit et corps interagissent l’un avec l’autre. J’apprends que je peux faire taire mon bavargdage intérieur incessant, pour laisser place à autre chose, mais que cet exercice m’est difficile. J’apprends à mieux respirer. Les choses changent impreceptiblement. Cela prend du temps. Les émotions sont comme des vagues;lorsque j’arrive à prendre conscience d’une émotion à un moment donné, je découvre qu’il y a mon soi, et l’émotion, et je fais moins bloc avec elle; elle est là, fait partie de moi et en même temps n’est pas “tout” moi; ce qui était l’impression que j’ai longtemps eu.

Automne 2007, nouveauté: je me mets à vouloir apprendre des textes par coeur, comme les enfants à l’école. Je pensais que je n’en avais plus les moyens, et je me trompais. Je commence par celui-ci :

 

Quand le Tao prédomine dans le monde, les chevaux sont rendus aux paysans pour cultiver les champs.

Quand le Tao ne prédomine pas dans le monde, même les juments pleines servent à la guerre.

Il n’est pas de plus grand crime que l’avidité.

Il n’est pas de plus grand désastre que l’insatisfaction.

Il n’est pas de plus grande défaite que la convoitise.

Ainsi, celui qui est content d’être content sera toujours content.

(Lao Tseu)

je poursuis, j’apprend d’autres textes qui me parlent et je me les récite comme des mantras, pendant mes séances de footing ou dans les transports en commun.

Le suivant me parle très concrètement :

Dans tous tes actes, prends conscience de l’instant présent. Oublie le poids du passé, la peur de l’avenir. Evite les questions, les hésitations, l’incertitude. Si tu entends être heureux(se), soit présent(e) à toi-même, en accord avec le monde qui t’entoure, en communion amoureuse et fervente avec l’instant, sans perdre ta lucidité.

ou celui-ci encore :

Les territoires intérieurs sont parsemés d’embûches et de pièges. Ce sont les mannies, les mauvaises habitudes, les blessures de l’âme jamais guéries. Descend en toi muni de la lampe du Tao. Prends conscience de la merveilleuse avanture qui s’offre à toi. Il n’y a pas eu d’autre voyageur avant toi.

et bien d’autres.

Dans la même veine, j’ai voulu me replonger un peu dans la Bible. Après mon divorce, je n’arrivais plus à ouvrir ce livre; chaque fois que je lisais des lignes qui pouvaient être interprêtées de manière culpabilisante, je me sentais agressée, mal. La phrase qui résonnait en moi était Vanité des vanité… j’ai lu et relu l’Ecclésiaste, les Proverbes, mais cette fois-ci à la lumière du Tao : ça change tout. L’état d’esprit (et même l’état émotionnel) avec lequel on aborde ces texte modifie le regard que l’on porte dessus. De l’Ecclésiaste j’ai appris quelques très courts passages. Ils me parlent.

Avant quand je lisais que la femme était amère, je le prenait comme une phrase machiste au sens littéral; or ce n’est pas la femme qui est visée, mais l’homme qui court après toutes les jolies femmes, les unes après les autres et/ou en parallèle, sans jamais en rendre heureuse une seule. mais là aussi je tombe dans une moralisation stupide, le jugement de l’autre qui n’a pas lieu d’êre.

“…Tout ce que ta main trouve à faire, fais le de tout ton pouvoir, car dans le Royaume des morts où tu vas, il n’y a plus ni travail, ni science, ni intelligence, ni sagesse.

…”

sur ce il est temps que j’aille mettre cette dernière phrase en pratique, j’ai une maison à tenir, des enfants à élever!

novembre 21, 2007

trash & new sex contact

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 11:22
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pas de quoi en être fière – je vous retranscrit l’échange que j’ai eu avec un internaute :

- (lui) slt aimes tu avoir du foutre plein la bouche..?

- (moi) est-ce que tu aimes te faire sodomiser avec un toy?

- oh oui alors!

- ah ben alors ya peut-être moyen de s’entendre…

- hum cool figures toi que j’ai un god chez moi

- ah mais un gode seul, c un peu court…j’ai un gel de silicone chez moi avec ça doit être mieux…

- ok tu veux qu’on se fasse une soirée bientot?

- etc…

– slt tu t’es dejà caressée sous une table de restaurant..?

sur le moment je trouvais amusant de répondre (cet échange sporadique s’est déroulé sur une période de quelques jours)- à la relecturen c’est terriblement plat – mais si ça peut faire croître le nombre de mes lecteurs…

j’ai quand même appelé ce “charmant ” jeune homme, qui a une bien belle voix.

Théorème de Thalès

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 11:00
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Mon fils est revenu hier avec une note excessivement médiocre à un devoir de mathématique. L’essentiel des exercices portaient sur l’application du théorème de Thalès. Je garde un excellent souvenir de la classe de troisième ; c’est là que je commençai à apporter à mon père des exercices de géométries susceptibles de lui donner du fil à retordre ; c’est dans les classes de 4ème et 3ème que l’on apprend vraiment à faire des démonstrations ; la professeur que j’avais à l’époque faisait des cours très structurés, tout était propre, net, logique, bien écrit et bien posé : un monde merveilleux. A coté, le devoir de mon fils est une quasi-calamité ; pas de méthode et de règle ; rédigé de manière approximative et elliptique ; la professeur de mathématique a pris mon fils en grippe. A la décharge de mon fils, les exercices sont devenus simplistes, répétitifs, et les démonstrations se résument à une application directe et évidente du théorème de Thalès. Le livre de mathématique de mon fils donne l’impression d’avoir été rédigé par des anciens naturalistes convertis aux mathématiques : on y présente des propriétés, on observe des figures comme si les mathématiques étaient un art de l’observation alors qu’au contraire, il s’agit d’une structuration de la pensée par un raisonnement d’une logique implacable. Le livre ne comprend pas une ligne de démonstration dans le chapitre sur le théorème de Thalès et est enrichi de notions extra-mathématiques comme « l’ordre des points » ; j’avais appris que toute notion devait être définie ou faire l’objet d’un axiome, ce n’est plus le cas ; cette rigueur est absente du livre, comme si on avait peur de présenter les mathématiques sous cet angle. En mathématiques l’à peu près et l’indéfini n’existent pas ; mon fils est trop tenté de bâcler sa démonstration en une ligne et évidemment parfois il m’est arrivé de bachoter en parcourant des annales du bac, en résolvant chaque exercice mentalement. Tiens, parenthèse, on retrouve cette rigueur dans les contrats juridiques que je croise dans ma vie professionnelle. Pour éclairer mon fils, j’ai imprimé les pages du site suivant : http://www.ilemaths.net/maths_3_thales_cours.php que j’ai trouvé plus accessible que wikipedia pour un élève de 3ème.

bavardage – communautés

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 10:58
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Voilà je commence un blog, je dois donc me présenter. Dans la vie réelle, rien ne m’est plus difficile que de parler de moi. Je bute sur un immense blanc, comme si au fond je n’avais pas la moindre idée de qui je suis ; ou plutôt je suis incapable de mettre des mots dessus et de réduire l’écart entre le dehors et le dedans.

Je suis française née à l’étranger et de parents étrangers. Mais qu’on ne se méprenne pas, je suis une occidentale 100% pur sucre. Ici, je ne fais partie d’aucune communauté vraiment, enfin il s’agit surtout d’un sentiment. Les gens se fréquentent entre eux : bourgeois et français de souche partageant la même éducation, bobos de gauches, et par origine aussi. Alors peut-être que je ne me reconnais pas dans mes origines, mes parents sont trop singuliers pour en être de « bons » représentants de leurs pays d’origines. Ils les ont quittés parce qu’il ont trouvé une meilleure place ici, à deux, en France qu’ils n’auraient trouvé dans ‘l’un ou l’autre de leurs pays d’origine.

Ce n’est sûrement pas un hasard si les hommes que j’ai fréquentés étaient très souvent membres d’une communauté, pour pas dire d’une tribu ou clan.

Dans le même ordre je crois, mon frère ma sœur et moi avons été poussés à décrocher les diplômes des meilleures écoles française. Est-ce le reflet de l’ambition sociale de ma mère ou le sentiment d’une nécessité ? le désir de réussir ce qui est présenté comme “le mieux” est sans doute naturel chez un enfant, mais cela eclipse ses désirs propres. Sans doute que cette forme de réussite a rendu mes parents encore plus fréquentables qu’ils ne l’étaient dans la xénophobie ambiante, car celle-ci existe aussi pour les occidentaux étrangers.

Ma mère a toujours poussé ses enfants à choisir la sécurité, un bon diplôme lui semblait un être une sorte de filet de sécurité indispensable ; elle aurait volontiers choisi pour chacun de ses enfants le fonctionnariat. Comme si nous aurions été incapables de survivre grâce à nos seules capacités intrinsèques. Dire qu’elle avait confiance en nous… la confiance en soi s’apprend dès le berceau ; le « attention tu vas tomber » de la mère face au jeune enfant qui escalade une chaise pour la première fois n’est que le début d’un long et insidieux travail de sape.

 

Pour revenir aux communautés : j’ai connu de la bourgeoisie de province de droite (je m’y suis mariée ), et plus tard, et de beaucoup plus loin, la bourgeoisie marocaine, la bourgeoisie manouche (gitane, c’est un peu un non-sens de les appeler bourgeois, mais tout en étant des gens du voyage, ceux-là sont propriétaires de leurs terres, possèdent des maisons, exercent dans le commerce, se lèvent tôt pour aller travailler sur les marchés, les chantiers ou démarcher des clients, et appliquent leur propre code de savoir-vivre etc…), et la diaspora juive (mais ceux-là de loin et pas longtemps, pour avoir été maladroitement blessée par un qui me faisait sentir à quel point j’étais non grata chez eux, et alors qu’il en allait de même dans les autres communautés citées sans que cela pose de problème dans ma relation à l’autre – peut être parce que je n’ai vraiment été amoureuse que de cet homme juif jusqu’au bout des ongles mais ô combien charmant et attachant).

Accessoirement, être diplômé de telle école, c’est déjà faire partie d’une communauté. Quand je dis que je ne fais partie d’aucune, je mens.

 

novembre 18, 2007

Vertige

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 4:26
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J’ai ouvert un blog pour la première fois.

Pourtant je ne suis pas une grande adepte de la lecture de blogs; cette activité devient vite très chronophage, et inutile. Je découvre aujourd’hui l’étendue de cet univers des blogs, et j’ai le vertige; là-dedans je ne suis rien; une goutte d’eau dans l’océan tout au plus. Y aura-t-il seulement une personne pour me lire?

Il faudra que je commence par lire les autres, même si la plupart du temps je n’ai pas vraiment envie de les lire ou je lis mais en diagonale.
Je lis en diagonale parce que cela ne me “parle” pas. Je suis lectrice occasionnelle; à la réflexion, je n’accroche vraiment à une lecture que quand elle me renvoie à des préoccupations internes, quand elle fait écho à quelque chose que je porte en moi; il faut que ce soit suffisamment profond, sinon je ne suis pas dupe je crois. Parfois le texte est juste distrayant, drôle. Il m’arrive aussi de me raccrocher car je sens bien que le texte a une portée que je suis incapable de saisir par manque de culture et de capacité d’analyse littéraire, comme c’est le cas quand je lis le Salambo de Flaubert ou pire, sa Tentation de Saint-Antoine. C’est alors comme si l’oeuvre recelait une secret précieux, et qu’en la lisant, je m’en rapproche, ce qui serait de nature à me donner de la valeur.

Au fond ici ou dans la vraie vie, il semble ne pas y avoir d’échappatoire à ce que l’on est.
Je n’arrive ni à faire face à ma profonde solitude, ni à me lier suffisamment aux autres; et ici je ne pourrai trouver autrechose que le miroir de cette solitude, et peut-être que je ferais mieux de me taire.

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