J’ai ouvert un blog pour la première fois.
Pourtant je ne suis pas une grande adepte de la lecture de blogs; cette activité devient vite très chronophage, et inutile. Je découvre aujourd’hui l’étendue de cet univers des blogs, et j’ai le vertige; là-dedans je ne suis rien; une goutte d’eau dans l’océan tout au plus. Y aura-t-il seulement une personne pour me lire?
Il faudra que je commence par lire les autres, même si la plupart du temps je n’ai pas vraiment envie de les lire ou je lis mais en diagonale.
Je lis en diagonale parce que cela ne me “parle” pas. Je suis lectrice occasionnelle; à la réflexion, je n’accroche vraiment à une lecture que quand elle me renvoie à des préoccupations internes, quand elle fait écho à quelque chose que je porte en moi; il faut que ce soit suffisamment profond, sinon je ne suis pas dupe je crois. Parfois le texte est juste distrayant, drôle. Il m’arrive aussi de me raccrocher car je sens bien que le texte a une portée que je suis incapable de saisir par manque de culture et de capacité d’analyse littéraire, comme c’est le cas quand je lis le Salambo de Flaubert ou pire, sa Tentation de Saint-Antoine. C’est alors comme si l’oeuvre recelait une secret précieux, et qu’en la lisant, je m’en rapproche, ce qui serait de nature à me donner de la valeur.
Au fond ici ou dans la vraie vie, il semble ne pas y avoir d’échappatoire à ce que l’on est.
Je n’arrive ni à faire face à ma profonde solitude, ni à me lier suffisamment aux autres; et ici je ne pourrai trouver autrechose que le miroir de cette solitude, et peut-être que je ferais mieux de me taire.