Isadora’s Weblog

janvier 25, 2010

effacer ou pas

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 10:26
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ce que j’ai écrit hier : perception subjective, déformée, tableau vu à travers des lunettes névrosées

ce que j’ai vécu aujourd’hui : retrouvailles avec cette passion charnelle et tendre

même au téléphone, les sexes s’agitent

sur fond de banalités douces.

janvier 24, 2010

turbulences (4) insomnie

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 11:56
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une semaine après ce sms « fatal »

hier soir, samedi, M me téléphone vers 19h. Le samedi soir, il m’appelle habituellement. Soit vers 19h, soit plus tard; en tous cas pas avant que le sabbat soit terminé.

Hier soir il devait sortir; en famille m’a-t-il , précisé. Peut-être en tête-à-tête avec sa femme. Souvent il m’appelait tard le samedi. Je pense que souvent il se couchait une fois que sa femme s’était endormie.

Hier soir ils ont dîné aux chandelles et il lui a fait l’amour après.

Pour la première fois, elle y a pris du plaisir.

Je le sais car quelque chose me tenait éveillée. Je ne pleurais pas, je ne dormais pas. J’ai tenté de me faire jouir, avec succès, mais un succès fade. tiède. bientôt un mois que je n’ai pas fait l’amour. Plus je fais l’amour souvent plus j’y prends du plaisir, et inversement. Nous devons nous voir demain à l’heure du déjeuner, j’ignore si nous parviendrons à faire l’amour.

Hier soir, il a fait l’amour sans préservatif; c’est tellement plus doux et sensuel sans n’est-ce pas? nous ne ferons jamais cela sans.

Hier soir il a suivi mes recommandations avec elle, user d’un extrême lenteur lors de la pénétration, une caresse qui ne s’arrête jamais. le contact de peau à peau tel que je ne le connaîtrai jamais avec lui. peut-être lui a-t-il appris à respirer mieux… par la bouche…

Sa femme va apprendre à le désirer. Elle finira par faire de son corps ce stradivarius qu’il désire trouver.

Sa femme lui donne des boutons, mais ni l’un ni l’autre ne le savent.

M est en colère contre moi. Peut-être qu’il me fait porter l’arrêt de ses longs épisodes internetiens, peut-être avait-il une nouvelle conquête en vue et qu’elle a du être sabordée…

je me souviens de la colère de mon ex-mari le jour où j’avais réussi à éloigner une future nouvelle maîtresse; sa colère me fait penser à la sienne d’alors, je ne sais dire pourquoi.

Je souhaite que sa femme découvre le bonheur sexuel dans d’autres bras que les siens. Je souhaite des choses monstrueuses. Je ne peux rien désirer de raisonnable.

Je veux que l’amour que je vivrai cette année dépasse toutes mes espérances.

J’ai quarante ans et je suis encore belle.

au début de ma maturité sexuelle…je veux tout, des aventures sens lendemain, la passion orageuses et l’amour. Quoique; l’amour; en a-t-on vraiment envie? cette image d’épinal; belle femme de 40 ans avec vieux beau de 55?

les vieux qui viennent emmerder mon fils en salle de muscu? oui je sais ils n’ont que 10-15 ans de plus que moi… en apparence.

moi, Ursula, 20 ans.

turbulences (3) vieilles ex folles

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 10:54
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M croit avoir convaincu sa femme que ce sms venait d’une vieille ex un peu dérangée.

Aparemment, ce n’était pas la première fois…

tiens-donc, il est recherché et désiré par tant de vieilles ex folles?

toujours en est-il qu’il croit que sa femme le croit.

Sa femme semble être une femme intelligente, volontaire. Elle est violoniste professionnelle et abandonné sa carrière pour épouser M dans la plus pure tradition juive et fonder une famille.

Moi je dis : respect.

follie, aveuglement; ne trouve-t-elle pas byzarre que cet homme soit entouré de folles? (de sexe) elle qui semble manifester un gout mesuré pour la chose?

je devrais écrire en anglais pour qu’elle puisse me lire. Mais je sais que nous ne nous croiserons jamais, elle et moi.

moi, une ex totalement timbrée de désirer encore faire l’amour avec lui

comme il dit vrai, ne trouvez-vous pas?

turbulences (2) portables

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 10:46
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Lors de notre première aventure, et alors qu’il était célibataire, M avait deux numéros de téléphone. A un moment donné, il m’avait demandé de ne plus employer un de ces numéros, sans donner d’explication. Cela m’avait intriguée et du coup, j’avais conservé ce numéro dans la mémoire du téléphone.

Depuis décembre dernier, quelque chose clochait dans notre relation, pas au niveau sexuel, mais à un autre niveau; M devenait tiède, distant. Je m’en apercevais bien. Il en allait de même pour moi dans une certaine mesure, mais ce tiédissement visible m’attristait. Ce sms du 3112 devenu totalement impersonnel…

cette carte qui parlait déjà du moment où je le quitterais pour un autre alors qu’aujourd’hui, il n’y a personne…

la rareté de ces emails.

Et ce séjour en normandie au cours duquel il ne m’envoya ni email ni carte. Un dimanche, il m’envoya un sms disant « je pense à toi très fort » – je répondis illico – mais lui me répondit plus de deux heures et demie après… pour un homme qui pense à moi c’est très fort – ça sentait le faux…

une suite de sms furtifs, jamais d’email…

il y a un an, il m’avait envoyé un bouquet de roses…

le dimanche suivant, j’étais seule à nouveau, il n’était pas encore rentré, j’ai rédigé le sms suivant :

M, que j’aimerais pouvoir faire l’amour avec toi; à la place je vais aller courir… tentres baisers, Ursula

à la différence de ce que je faisais d’habitude, j’ai envoyé ce numéro aux deux numéros de portable que j’avais.

et c’est ainsi j’ai envoyé ce sms à sa femme…

il m’appela très vite; une colère contenue; il avait peur que sa femme demande le divorce; je l’ai rassuré « les femmes ne divorcent jamais d’homme comme toi »; je me sentais sûre de mon fait, et j’ai eu raison.

Il avait passé un mauvais quart d’heure. mais en réalité, ça faisait une semaine que sa femme le rappelait à ses devoirs d’époux, de père de famille. Je trouve que j’ai fait à sa femme la réponse qu’il aurait dû lui faire qu’il qu’il a sans doute évité : elle ne le satisfait pas au lit. Je le sais en colère contre moi, mais j’ai rendu un fier service à sa femme : son mari a besoin de se sentir non seulement aimé mais aussi désiré, et de partager cette complicité physique et sexuelle la plus intense possible…

j’ai cru que ce malheureux sms sonnait le glas de notre relation; le soir et la nuit suivants j’ai beaucoup pleuré et peu dormi.

turbulences (1) – les débuts

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 10:26
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Si je reprends ce blog aujourd’hui, c’est pour y écrire ce que je voudrais écrire à mon amant, ou futur ex-amant, mais que je ne peux faire sous peine d’envenimer les choses. Je crois qu’il ne peut pas lire ce que je lui écris, ni entendre mes colères dès qu’il s’agit de moi, de lui, de notre relation.

Lui, je vais l’appeler M. Moi, dans cette histoire, depuis qu’elle a repris alors qu’il s’était marié, je me nomme Ursula.

Il est juif, pratiquant; je suis chrétienne.

Quand je l’ai rencontré, il était célibataire, mais il voulait encore « jouer », et moi aussi.

En réalité, je pense qu’il avait déjà rencontré sa future femme, qu’il n’était pas emballé, mais qu’il savait ce qu’il faisait.

Dès notre première rencontre, je l’ai désiré comme rarement j’ai désiré un homme.

Le dernier en date à m’avoir fait pareil effet était aussi juif. Je dois avoir un truc avec les hébreux, ou être irrémédiablement (rien n’est irrémédiable) attirée par les histoires qui ne peuvent déboucher sur rien de concret autre qu’un aventure ou liaison officieuse et non-officielle.

Au bout de même pas trois mois, j’avais mis fin à la relation car M me répétait chaque fois que l’on se voyait soit que je devait me trouver un vrai jules, soit qu’il devrait me laisser le jour où il rencontre une juive qui corresponde à ses critères. Cette rutpure fut dure, l’année qui s’en suivit aussi.

Je me suis vue en Cléopâtre le jour où l’on lui annoncer l’union d’Antoine et d’Octavia : « Madam, he’s married to Octavia » – « The most infectious pestilence upon thee! » – « good madam, patience! » – « What say you? » – « Hence, Horrible villain, or I’ll spurn thine eyes like balls before me! I’ll unhair thy head! [she hales him up and down] Thou shalt be whipped with wire and stewed in brine, Smarting in lingering pickle! »…. »He’s married Madam. – Rogue, thou hast lived  too long!  » … cette scène de » fureur de jalousie correspond exactement à ce que j’avais ressenti après ce déjeuner de mars; il partait à Toronto pour les fêtes de Pâques, mais j’avais aussi compris qu’il allait se marier, qu’il y allait à reculons, qu’il n’avait pas pu me le dire. Que de larmes de rage ont alors coulé sur mes joues.

Trois mois après son mariage, et très peu de temps après la conception de son fils, M s’est réinscrit sur le site de rencontre où nous nous étions croisés la première fois. J’ai commencé à nouveau, et sous couvert d’anonymat à échanger avec lui environ 6 mois après. Il expliquait que pour des raisons médicales, sa femme ne pouvait faire l’amour, et qu’il recherchait une amante jusqu’à ce que sa femme puisse recouvrer la totalité de ses aptitudes…

Quand je l’ai retrouvé de visu, à déjeuner, il me parut exangue. Il me fit une cour élégante, douce et attentionnée pendant deux mois environ; puis nous avons glissé doucement et sommes redevenus amants. Je le désirais encore, j’avais entammé une autre relation mais qui elle aussi n’avait aucun avenir et était en pointillé. Rien de mieux ne s’offrait alors à moi.

S’est alors ouvert une phase relativement heureuse et stable qui a duré 18 mois. Est-il utile de parler de ce bonheur là? ma mère m’avais trouvé épanouie et en forme, c’est tout dire non?

j’en dirai davantage peut-être mais plus tard.

février 28, 2009

Jules et Jim

Classé dans : Non classé, journal intime — by isadora38 @ 9:32

Je reprends aujourd’hui un texte dont j’avais écrit le brouillon en juin 2008. A l’époque, il m’avait paru inconcru de décrire la situation inédite que je vivais. Je vous la retranscris ci-dessous.

« Je ne peux pas dire qu’il y ait un homme dans ma vie, que je forme un couple avec un homme encore moins; aucun des rares qui se sont proposés pour ce rôle là précisément ne m’ont plu jusqu’à présent.

On dit qu’on attire à nous ce qui arrive.

Cette année, j’ai rencontré quelqu’un de nouveau et j’ai retrouvé un homme que j’avais fréquenté à peine trois mois avant de se quitter. Il y aurait tellement à dire mais la pudeur, une sorte de respect me dictent de me taire.

Le premier est charmant, il est un amant merveilleux mais sait se faire rare.

Le deuxième mais qui est en réalité premier, sous son air calme et sage, cache bien des choses…

le corps de l’un est aussi tiède que celui de l’autre brûlant.

J’aime l’un et l’autre tellement différemment.

Cet état des choses est nouveau et surprenant pour moi.

L’un et l’autre rendent possibles des choses q’ils ignorent. chacun me protégeant de l’autre par exemple, ou de mes propres excès…

cela remet en cause qui je suis, cette femme sage et droite et fidèle, le suis-je encore? suis le jouet des circonstances ou à une croisée de chemin que j’ai toujours désiré? »

J’ai tenu quelques mois à naviguer entre ces deux hommes hors du commun. A un moment, j’ai cessé d’aimer embrasser le premier – le plus brûlant a gagné. L’autre s’est éloigné, insensiblement, a rencontré une autre femme, plus éligible que moi mais qui semble loin de le satisfaire tant au plan physique qu’intellectuel.

Ce sont là deux hommes-chats, aussi indépendants qu’attachants, tendres et d’une grande sensualité.

Tous deux des intellectuels, des hommes d’esprit; cinéphiles, cultivés; capables d’abattre une masse de travail considérable; humanistes mais de manière quasi-opposée l’un à l’autre (un gauchiste, l’autre non). J’ai eu de la chance de les avoir croisé et d’avoir su les charmer.

Je ne sais pas si, s’étant rencontrés ils auraient pu devenir amis comme Jules et Jim; ça l’histoire ne le dira pas; pas plus que je n’irai me tuer en voiture avec l’un d’eux!

janvier 13, 2008

Mauvais coup

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 10:24
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l’expression est arrivée là en ce début d’après midi

le « légionaire » avait parlé à ce copain, et entre autres choses avait dit que j’étais un « mauvais coup », une nana avec qui un mec se fait chier au lit.

alors oui l’homme était en colère de ne pas m’avoir rencontrée, mais son cerveau peu évolué ne lui laissait pas à mon avis la capacité de faire un calcul pour me faire du mal, c’était sans doute vrai, et pire que cela, cela explique qu’aucun des hommes avec qui j’ai pu coucher depuis mon divorce n’ai eu envie de rester, ne serait-ce en tant que simple amant, et quand bien même je pouvais susciter leur désir (ou en termes crus je suis suffisamment bandante). Cela éclaircit bien des choses. Que le dernier en date qui ait compté pour moi se soit aussi prestement ménagé une porte de sortie tout en poursuivant ses recherches sur internet d’un possible « meilleur coup ». Tout en me traitant le plus hypocritement du monde de « belle personne » et me souhaitant tout le bonheur que je mérite (ou pas…) du moment que ce n’est pas avec lui…

Faire l’amour m’est difficile en dépit des apparences, car je n’ai pas de pratique, ma pratique plait trop peu à ces messieurs pour les inciter à avoir le courage de poursuivre avec moi, sinon en intermède, attendant d’avoir mieux.

Après tout je les comprends, j’ai une ou deux fois croisé des mauvais coup, des hommes qui me semblaient particulièrement mal à l’aise avec le sexe, absents, et j’ai fui. Suis-je absente quand je baise? trouverai-je seulement une personne capable de me dire la vérité?

Je me sens dévastée; c’est comme si tout d’un coup on m’avait tendu un miroir et dit, tu vois, cette face là tu ne la connais pas, mais c’est comme ça que les autres te voient quand tu couches avec eux, et cette face n’est pas belle ou attrayante, elle est même repoussante.

J’ai l’impression de descendre aux enfers une fois de plus; comme si je ne l’avais pas assez fait – pourtant tout va bien, mon corps fonctionne, mes enfants se portent bien et la chaudière chauffe la maison.

Au fond peu importe la vérité; on m’a déjà dit que j’embrassais bien, mais jamais que je faisais bien l’amour – mais avec une pratique aussi faible, puis-je avoir la moindre ambition dans le domaine? Plus j’avance moins les hommes qui me sont accessibles sont attirants.

Les anti-dépresseurs flinguent la libido, tout désir sexuel, et me permettraient peut-être de regarder sous un autre angle ces quincas qui me dévorent des yeux, dès lors que je ne serais plus en bute à mes propres frustrations?

début d’année

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 9:52
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Ce début d’année fut marqué par une période de grosse déprime; et merde une nouvelle année qui recommence, sur la même base que la précédente ou pas bien loin, pas d’amélioration de configuration en apparence.

Comme souvent quand je suis en bas, je vais trouver les services de gens qui peuvent m’aider à ouvrir mes écoutilles, à me redonner quelque espoir d’un bonheur et épanouissement que je ne sais pas vivre. J’ai été voir successivement le tarologue de l’an dernier et une kinésiologue. Je ne sais si ça me fait du bien mais ça me donne l’illusion de ne pas rester les bras croisés. Le tarologue a fait mine de me secouer, en tous cas de me dire que je devais bouger – mais je ne sais pas bouger, je ne sais pas quoi faire, que faire où aller.

La kinésiologue peut éventuellement m’apporter un support, mais aujourd’hui l’effet n’est pas bien fort. Je n’arrive simplement pas à sortir ce qui est en moi pour le faire exister dans la vraie vie. Je ne sais pas si c’est une chose que je ferai un jour. Souvent je pense que non. Que dans cette vie je ne peux que soit me terrer dans mon coin en attendant un sauveur, soit prendre des coups. J’ai l’impression que chaque fois que je me lève je vais prendre des coups; on va dire mais regardez elle est vraiment nulle. Et qu’ils aient raison. Pourquoi est-ce que ça devrait me faire aussi mal?

Je me dis ça maintenant – fonce de toute façon cette vie est là pour que tu apprennes quitte à prendre des coups, avec un peu de chance tu t’amélioreras ensuite.

J’observais hier mon collègue; comme il est gauche finalement; je pensais que lui était à 90% de ses possbilités et moi à 30%. Je sais c’est facile… quand on a l’air tellement moins bien, et qu’on apporte si peu. Dire qu’il va probablement devenir mon chef. Cela ne me plait pas; plus jeune, moins diplomé, et pour tout dire, un type très professionnel dans ce qu’il fait mais sans envergure et aucune qualité managiériale. Je n’ai pas envie d’être dirigée par lui car il ne me reconnait pas, ne m’estime pas, ne me voit pas, enfin c’est l’impression du moment, il ne tient qu’à moi de tenter de la faire évoluer.

Bref cette année s’annonce comme avançant « en crabe »…

janvier 9, 2008

vacances

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 10:00

j’avais rédigé, hâtivement, le 20 décembre 2007, juste avant mon départ, les lignes suivantes:

ce soir je suis en congé
j’éprouve ce sentiment de vide si particulier lorsque les enfants partent en vacances.

demain je prends le train, je pars en montagne; c’est quelque chose d’inattendu; ce matin encore je traquais sur internet quelque opportunité peu onéreuse; et de fil en aiguille je me suis trouvée sur le site d’une maison d’hôte en Haute Savoie.J’ai téléphoné au néuméro, et je suis tombée sur une femme dont la voix trahissait une certaine maturité, elle avait eu un désistement, je n’ai pas hésité, j’ai réservé et ensuite ai pris mon billet de train. Mes bagages sont en cours de préparation.

j’avais écrit le matin même à une amie que je souhaitait quelque chose de cosy, cossu calme et en pleine nature et que j’avais l’impression que le meilleur rapport-qualité-prix c’était chez moi.

je crois que c toujours vrai; ces vacances vont me coûter trop cher par rapport à ce que je peux mettre de coté chaque mois; mais je suis contente de partir, de ne pas avoir à affronter la solitude à Paris, un nième week-end seule même si j’aurais peut-être pu rencontrer un internaute.

hier un collègue-stagiaire a fait son pot de départ dans un endroit chic un peu trendu nommé le Bound; nous n’étions pas en grand nombre, mais j’ai passé un excellent moment en compagnie de ces collègues. Puis quand même – je vais faire ma midinette – ils sont tous en couple; j’étais la seule célib. et presque la plus âgée après mon chef, qui a quelques années de plus que moi, mais une spontanéité de jeune homme.

Mon chef part, il est chassé par le patron du département; pourtant il est un commercial hors pair, il est très doué pour nouer des liens chaleureux avec beaucoup de personnes différentes; c’est en partie grâce à cette faculté, associé à un travail acharné, une volonté à remuer ciel et terre pour remporter une opération, qu’il a réussi à positionner la société – pas forcément sur les deals phares – mais sur des deals autrement plus intéressants par leur rentabilité et leur singularité. Quand il m’a annoncé sont départ, je me suis retenue de pleurer, mais j’en avais envie; 3 ans de collaboration, ce n’est pas rien.

Lors de son pot de départ, il faudra que je surmonte ma timidité pour faire un discours, parce qu’il mérite plus que ça.

C’est un homme qui après 25 ans de mariage est toujours aimé de sa femme. si ce n’est pas quelque chose! parfois je me dis qu’il pourrait être libertin – les plus tolérants et moins belliqeux sont souvent ls plus libres sexuellement.

Au fond pendant ces années, nous avons formé un couple professionnel; il sait beaucoup de choses sur moi même si je me tais; il m’avait dit il y a un peu plus d’un an « tu es amoureuse » – il s’est tu par la suite.

voilà – j’arrête pour ce soir.

décembre 5, 2007

Dérisoire

Classé dans : journal intime — by isadora38 @ 10:50
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Aujourd’hui, j’ai songé à quel point mes amours et aventures ont été dérisoires; que reste-t-il lorsque les moments, les bons et les moins bons sont passés?

D’une aventure dimanche il ne me reste… rien qu’un souvenir fugace.

Heureusement que j’ai eu des enfants.

J’étais surprise ce matin en voyant mon fils sortir de son collège-lycée; il avait changé, quelque chose du petit garçon en lui avait disparu, ses traits se s’étaient affermis, j’en étais contente. Il est fier de sa jeune soeurette; il racontait comment un copain, voyant un groupe de filles plus jeunes dit « ah mais il y en a une qui est belle », désignant sa soeur – non qu’elle corresponde en tous points aux canons de l’époque, mais, oui, elle dégage quelque chose, elle a l’air si calme, impérieuse et douce, impénétrable, un peu comme son père, sous ses traits lisses, ses cheveux blond et son regard clair.

Ce soir, comme d’habitude, ma petite E. avait du mal à s’endormir. Plus si petite, mais si frêle, au visage délicat et fin, et si tigresse en famille! le soir son esprit s’agite; elle me racontait ses histoires compliquées avec ses copines; et ce camarade, fils d’agent immobilier du coin, qui veut diriger et gronder tout le monde. Je me transforme alors en professeur de yoga et lui fait faire une séance de relaxation, je commence par son visage, je lui dis de laisser sa tête reposer sur son oreiller, de détendre les muscles de son front, de ses yeux, de ses mâchoires, de les laisser se reposer, je continue avec la nuque, le cou, les pieds, les mollets, cuisses, dos, bras, et je finis en lui disant qu’elle est dans un endroit qu’elle aime avec tous ceux qu’elle aime, et en général ses yeux sont clos et elle est endormie. Quand elle était toute petite je lui disais tous les jours qu’elle était la plus merveilleuse des bébés filles. Aujourd’hui elle me disait que seuls les adultes étaient gentils avec elle. Son grand frère la rudoie malgré les interdictions, et sa grande soeur est sans cesse occupée et pressée, et moi, je travaille.

Ce soir, E. a volé un cahier que sa grande soeur employait pour écrire et faire des dessins; elle a rageusement biffé le nom de sa soeur et écrit le sien à la place . Je lui ai dit que ce cahier devait retourner chez sa soeur; elle voulait un cahier – oui c’est d’accord – mais, me répond-elle, je ne sais pas écrire, et je ne peux demander ni à mon frère ni à ma soeur de m’aider (ils sont occupés et pas tendres… en « bons » frères et soeurs face à une petite soeur qui sait diablement bien occuper l’espace familial…). Au fond j’ignore ce qu’elle peut vouloir écrire.

De nouveaux schémas se trament ici sous mon toit et moi je ne vois rien.

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